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Attestation d’honorabilité : 4 800 professionnel·le·s écarté·e·s, les enfants vulnérables trop exposés

Lire la suite sur le site de 20 minutes : « Les prédateurs vont vers les enfants vulnérables», constate Sarah El Haïry, haute commissaire à l’Enfance / Propos recueillis par Aude Lorriaux, le 22 avril 2026

Depuis la généralisation en octobre du certificat d’honorabilité pour la petite enfance et la protection de l’enfance, 895 600 personnes ont été contrôlées et 4 800 ont été écartées. 

La quasi-totalité (4 643) ont été refusées pour des condamnations inscrites sur le casier judiciaire (bulletin n°2) ; 157 figuraient dans le Fichier des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes (FIJAISV). Les hommes sont fortement surreprésentés parmi les personnes écartées (94 % pour les cas FIJAISV, 66 % pour le B2), alors qu’ils ne représentent que 23 % des demandes initiales. 

Le secteur de la protection de l’enfance concentre 60 % des refus, alors qu’il ne représente qu’un tiers des demandes — constat expliqué par la vulnérabilité particulière des enfants accueillis (personnes souffrant de psychotraumas, en situation de handicap, accueillis en IME ou autres établissements et services sociaux ou médico-sociaux). 

Le secteur de la protection de l’enfance concentre 60 % des refus, alors qu’il ne représente qu’un tiers des demandes — constat expliqué par la vulnérabilité particulière des enfants accueillis (personnes souffrant de psychotraumas, en situation de handicap, accueillis en IME ou autres établissements et services sociaux ou médico-sociaux).  

Le dispositif délivre un PDF sécurisé en 2–3 jours si aucun antécédent n’apparaît, et en 11–12 jours en cas d’antécédents ; il permet aussi d’empêcher l’embauche et d’engager des poursuites si l’employeur n’effectue pas la vérification.

Sarah El Haïry, haute commissaire à l’Enfance, plaide pour l’extension de l’obligation au périscolaire, aux plateformes de baby-sitting et à l’accès des parents employeurs au certificat, ainsi que pour l’harmonisation des contrôles (actuellement sectoriels). Elle se dit par ailleurs favorable à aller plus loin — mise en place possible d’un fichier administratif (« liste noire ») pour personnes n’ayant pas été sanctionnées pénalement mais présentant des risques — afin de mieux protéger les enfants, notamment les plus fragiles.

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